Mis à jour le 19 juillet 2016

A l’heure de la crise économique, force est de constater que le discours rationnel ou catastrophique sur la disparition des écosystèmes, la menace climatique ou l’épuisement des ressources ne suffit pas à déclencher, chez la majorité des citoyens consommateurs, le changement de comportement attendu.

Présentation de l'étude

Comment changer d’approche pour « embarquer » le plus grand nombre, déclencher le passage à l’acte et pérenniser le changement des comportements ? C’est le point de départ de cette étude, qui s’inspire d’expériences innovantes et d’interviews d’experts variés (psychologie positive, médecine/santé, entrepreneurs, prospectivistes, ONG, média, sociologie/anthropologie) pour donner des clés de compréhension et surtout des pistes d’actions à tous les acteurs de la transition vers des modes de vie plus durables :

• Pour les consommateurs : quels leviers actionner pour accompagner « d’en haut » l’éveil des consciences et, de manière durable, le changement de comportements ou de mode de vie ?
• Pour les entreprises : comment dépasser le tabou de l’équation « matérialisme = consommation = bonheur », et montrer qu’inciter les citoyens à mieux consommer ne tue pas le modèle économique ?
• Pour les collectivités : quels leviers actionner afin de déclencher l’action des citoyens, au-delà de la prise de conscience ? Quel rôle donner aux experts dans ce processus ?
• Pour les médias : comment jouer leur rôle d’information sur les enjeux et les risques sans décourager et en incitant à l’action ?
• Pour la société toute entière : comment rendre désirables les modes de vie durables ? Comment cultiver l’optimisme sur des questions sociales ou environnementales sans tomber dans la « bisounours attitude » parfois reprochée aux militants ? Et, surtout, comment passer du premier acte de la transition, qui consistait à agir avec et sur les pionniers, à la généralisation et au changement d’échelle, absolument nécessaire pour résoudre les problèmes auxquels la planète est confrontée ?

Étude La vie Happy

Le point de départ de cette étude tient en un constat simple, qui a beaucoup été fait dans les milieux écologistes anglo-saxons, ces dernières années : « la catastrophisation du futur refroidit les gens », comme le disait avec lucidité l’auteur et entrepreneur engagé Paul Hawken en 2013 à une conférence en Californie. Autrement dit, la rhétorique « traditionnelle » et plutôt catastrophiste du développement durable ou du changement climatique, en mode « le ciel va nous tomber sur la tête », ne fait plus guère recette, a fortiori en temps de crise où de toute façon les lendemains semblent déjà très incertains. Pour certains, enclins à l’auto-critique, le mouvement pour le développement durable pour l’instant a échoué à rendre désirable le mode de vie durable qu’il appelle de ses voeux, et à brosser une image positive et attractive de l’avenir qu’il propose.

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